<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://groupe.venusiens.gayattitude.com/"><link>http://groupe.venusiens.gayattitude.com/</link><title></title><description></description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Sat, 22 Dec 2007 18:26:29 +0100</lastBuildDate><pubDate>Sat, 22 Dec 2007 18:26:29 +0100</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070910093123/pren-ceste-rose-aimable-comme-toy/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070831171941/c-etait-le-31-aout-1867/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070725045744/25-juillet-1794-andre-chenier-est-guillotine/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070723223956/amour-divin-rodeur/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070531162229/pelerinage-romain-sainte-petronille/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070530081432/30-mai-1431/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070410085815/en-la-foret-de-longue-attente/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070319084516/quand-on-parle-d-egalite/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070910093123/pren-ceste-rose-aimable-comme-toy/"><title>[Et-in-Arkadia-ego] Pren ceste rose aimable comme toy.</title><description>
(Puisque c'est aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Pierre de Ronsard, je dedis ce poème à celui que mon coeur aime).

Pren ceste rose aimable comme toy,
Qui sers de rose aux roses les plus belles,
Qui sers de fleur aux fleurs les plus nouvelles,
Qui sers de Muse aux Muses et à moy.

Pren ceste rose, et ensemble reçoy
Dedans ton sein mon coeur qui n'a point d'ailes :
Il vit blessé de cent playes cruelles,
Opiniastre à garder trop sa foy.

La rose et moy differons d'une chose :
Un Soleil voit naistre et mourir la rose,
Mille Soleils ont veu naistre m'amour

Qui ne se passe, et jamais ne repose.
Que pleust à Dieu que mon amour éclose,
Comme une fleur, ne m'eust duré qu'un jour.</description><content:encoded><![CDATA[<br />
(Puisque c'est aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Pierre de Ronsard, je dedis ce poème à celui que mon coeur aime).<br />
<br />
Pren ceste rose aimable comme toy,<br />
Qui sers de rose aux roses les plus belles,<br />
Qui sers de fleur aux fleurs les plus nouvelles,<br />
Qui sers de Muse aux Muses et à moy.<br />
<br />
Pren ceste rose, et ensemble reçoy<br />
Dedans ton sein mon coeur qui n'a point d'ailes :<br />
Il vit blessé de cent playes cruelles,<br />
Opiniastre à garder trop sa foy.<br />
<br />
La rose et moy differons d'une chose :<br />
Un Soleil voit naistre et mourir la rose,<br />
Mille Soleils ont veu naistre m'amour<br />
<br />
Qui ne se passe, et jamais ne repose.<br />
Que pleust à Dieu que mon amour éclose,<br />
Comme une fleur, ne m'eust duré qu'un jour.]]></content:encoded><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070910093123/pren-ceste-rose-aimable-comme-toy/</link><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-09-10T09:31:23+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070831171941/c-etait-le-31-aout-1867/"><title>[Et-in-Arkadia-ego] C'était le 31 août 1867...</title><description>
Vers onze heures du matin, dans les bras de sa mère, le poète s'endormait...



&quot; DE PROFUNDIS CLAMAVI &quot;

    J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,
    Du fond du gouffre obscur où mon cœur est tombé.
    C'est un univers morne à l'horizon plombé,
    Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;
   
    Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,
    Et les six autres mois la nuit couvre la terre ;
    C'est un pays plus nu que la terre polaire ;
    —Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois !
   
    Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse
    La froide cruauté de ce soleil de glace,
    Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;
   
    Je jalouse le sort des plus vils animaux
    Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide.
    Tant l'écheveau du temps lentement se dévide !

</description><content:encoded><![CDATA[<br />
Vers onze heures du matin, dans les bras de sa mère, le poète s'endormait...<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/t/et-in-arkadia-ego/20070831-130929515746d830f3b7884.jpg" width="439" height="479" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
" DE PROFUNDIS CLAMAVI "<br />
<br />
    J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,<br />
    Du fond du gouffre obscur où mon cœur est tombé.<br />
    C'est un univers morne à l'horizon plombé,<br />
    Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;<br />
   <br />
    Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,<br />
    Et les six autres mois la nuit couvre la terre ;<br />
    C'est un pays plus nu que la terre polaire ;<br />
    —Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois !<br />
   <br />
    Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse<br />
    La froide cruauté de ce soleil de glace,<br />
    Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;<br />
   <br />
    Je jalouse le sort des plus vils animaux<br />
    Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide.<br />
    Tant l'écheveau du temps lentement se dévide !<br />
<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070831171941/c-etait-le-31-aout-1867/</link><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-08-31T17:19:41+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070725045744/25-juillet-1794-andre-chenier-est-guillotine/"><title>[Et-in-Arkadia-ego] 25 juillet 1794 : André Chénier est guillotiné...</title><description>
Pour saluer sa mémoire, ce poème délicat:

Versailles.

Ô Versaille, ô bois, ô portiques,
Marbres vivants, berceaux antiques,
Par les dieux et les rois Elysée embelli,
A ton aspect, dans ma pensée,
Comme sur l'herbe aride une fraîche rosée,
Coule un peu de calme et d'oubli.

Paris me semble un autre empire,
Dès que chez toi je vois sourire
Mes pénates secrets couronnés de rameaux,
D'où souvent les monts et les plaines
Vont dirigeant mes pas aux campagnes prochaines,
Sous de triples cintres d'ormeaux.

Les chars, les royales merveilles,
Des gardes les nocturnes veilles,
Tout a fui ; des grandeurs tu n'es plus le séjour.
Mais le sommeil, la solitude,
Dieux jadis inconnus, et les arts, et l'étude,
Composent aujourd'hui ta cour.

Ah ! malheureux ! à ma jeunesse
Une oisive et morne paresse
Ne laisse plus goûter les studieux loisirs.
Mon âme, d'ennui consumée,
S'endort dans les langueurs ; louange et renommée
N'inquiètent plus mes désirs.

L'abandon, l'obscurité, l'ombre,
Une paix taciturne et sombre,
Voilà tous mes souhaits. Cache mes tristes jours,
Et nourris, s'il faut que je vive,
De mon pâle flambeau la clarté fugitive,
Aux douces chimères d'amours.

L'âme n'est point encor flétrie,
La vie encor n'est point tarie,
Quand un regard nous trouble et le coeur et la voix.
Qui cherche les pas d'une belle,
Qui peut ou s'égayer ou gémir auprès d'elle,
De ses jours peut porter le poids.

J'aime ; je vis. Heureux rivage !
Tu conserves sa noble image,
Son nom, qu'à tes forêts j'ose apprendre le soir,
Quand, l'âme doucement émue,
J'y reviens méditer l'instant où je l'ai vue,
Et l'instant où je dois la voir.

Pour elle seule encore abonde
Cette source, jadis féconde,
Qui coulait de ma bouche en sons harmonieux.
Sur mes lèvres, tes bosquets sombres
Forment pour elle encor ces poétiques nombres,
Langage d'amour et des dieux.

Ah ! témoin des succès du crime,
Si l'homme juste et magnanime
Pouvait ouvrir son coeur à la félicité,
Versailles, tes routes fleuries,
Ton silence, fertile en belles rêveries,
N'auraient que joie et volupté.

Mais souvent tes vallons tranquilles,
Tes sommets verts, tes frais asiles,
Tout à coup à mes yeux s'enveloppent de deuil.
J'y vois errer l'ombre livide
D'un peuple d'innocents, qu'un tribunal perfide
Précipite dans le cercueil.
</description><content:encoded><![CDATA[<br />
Pour saluer sa mémoire, ce poème délicat:<br />
<br />
Versailles.<br />
<br />
Ô Versaille, ô bois, ô portiques,<br />
Marbres vivants, berceaux antiques,<br />
Par les dieux et les rois Elysée embelli,<br />
A ton aspect, dans ma pensée,<br />
Comme sur l'herbe aride une fraîche rosée,<br />
Coule un peu de calme et d'oubli.<br />
<br />
Paris me semble un autre empire,<br />
Dès que chez toi je vois sourire<br />
Mes pénates secrets couronnés de rameaux,<br />
D'où souvent les monts et les plaines<br />
Vont dirigeant mes pas aux campagnes prochaines,<br />
Sous de triples cintres d'ormeaux.<br />
<br />
Les chars, les royales merveilles,<br />
Des gardes les nocturnes veilles,<br />
Tout a fui ; des grandeurs tu n'es plus le séjour.<br />
Mais le sommeil, la solitude,<br />
Dieux jadis inconnus, et les arts, et l'étude,<br />
Composent aujourd'hui ta cour.<br />
<br />
Ah ! malheureux ! à ma jeunesse<br />
Une oisive et morne paresse<br />
Ne laisse plus goûter les studieux loisirs.<br />
Mon âme, d'ennui consumée,<br />
S'endort dans les langueurs ; louange et renommée<br />
N'inquiètent plus mes désirs.<br />
<br />
L'abandon, l'obscurité, l'ombre,<br />
Une paix taciturne et sombre,<br />
Voilà tous mes souhaits. Cache mes tristes jours,<br />
Et nourris, s'il faut que je vive,<br />
De mon pâle flambeau la clarté fugitive,<br />
Aux douces chimères d'amours.<br />
<br />
L'âme n'est point encor flétrie,<br />
La vie encor n'est point tarie,<br />
Quand un regard nous trouble et le coeur et la voix.<br />
Qui cherche les pas d'une belle,<br />
Qui peut ou s'égayer ou gémir auprès d'elle,<br />
De ses jours peut porter le poids.<br />
<br />
J'aime ; je vis. Heureux rivage !<br />
Tu conserves sa noble image,<br />
Son nom, qu'à tes forêts j'ose apprendre le soir,<br />
Quand, l'âme doucement émue,<br />
J'y reviens méditer l'instant où je l'ai vue,<br />
Et l'instant où je dois la voir.<br />
<br />
Pour elle seule encore abonde<br />
Cette source, jadis féconde,<br />
Qui coulait de ma bouche en sons harmonieux.<br />
Sur mes lèvres, tes bosquets sombres<br />
Forment pour elle encor ces poétiques nombres,<br />
Langage d'amour et des dieux.<br />
<br />
Ah ! témoin des succès du crime,<br />
Si l'homme juste et magnanime<br />
Pouvait ouvrir son coeur à la félicité,<br />
Versailles, tes routes fleuries,<br />
Ton silence, fertile en belles rêveries,<br />
N'auraient que joie et volupté.<br />
<br />
Mais souvent tes vallons tranquilles,<br />
Tes sommets verts, tes frais asiles,<br />
Tout à coup à mes yeux s'enveloppent de deuil.<br />
J'y vois errer l'ombre livide<br />
D'un peuple d'innocents, qu'un tribunal perfide<br />
Précipite dans le cercueil.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070725045744/25-juillet-1794-andre-chenier-est-guillotine/</link><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-07-25T04:57:44+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070723223956/amour-divin-rodeur/"><title>[Et-in-Arkadia-ego] Amour, divin rôdeur</title><description>
(Poème de Marceline Desbordes-Valmore, dont nous célébrons en ce 23 juillet l'anniversaire du trépas, en 1859)

Amour, divin rôdeur, glissant entre les âmes,
Sans te voir de mes yeux, je reconnais tes flammes.
Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs,
Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs...

C'est lui ! Sauve qui peut ! Voici venir les larmes !...
Ce n'est pas tout d'aimer, l'amour porte des armes.
C'est le roi, c'est le maître, et, pour le désarmer,
Il faut plaire à l'Amour : ce n'est pas tout d'aimer !

</description><content:encoded><![CDATA[<br />
(Poème de Marceline Desbordes-Valmore, dont nous célébrons en ce 23 juillet l'anniversaire du trépas, en 1859)<br />
<br />
Amour, divin rôdeur, glissant entre les âmes,<br />
Sans te voir de mes yeux, je reconnais tes flammes.<br />
Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs,<br />
Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs...<br />
<br />
C'est lui ! Sauve qui peut ! Voici venir les larmes !...<br />
Ce n'est pas tout d'aimer, l'amour porte des armes.<br />
C'est le roi, c'est le maître, et, pour le désarmer,<br />
Il faut plaire à l'Amour : ce n'est pas tout d'aimer !<br />
<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070723223956/amour-divin-rodeur/</link><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-07-23T22:39:56+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070531162229/pelerinage-romain-sainte-petronille/"><title>[Et-in-Arkadia-ego] Pèlerinage romain: Sainte Pétronille.</title><description>
Les pas de ceux qui voudront bien suivre les miens en lisant ces quelques lignes aujourd'hui, se porteront vers la basilique St Pierre au Vatican pour s'arrêter devant l'autel de Sainte Pétronille reproduit ci dessous...



Si l'actuelle Eglise &quot;conciliaire&quot; n'accorde qu'un souvenir condescendant à cette illustre vierge, nous ne laisserons cependant pas de lui rendre nos hommages, en raison des liens privilégiés de son culte avec notre France... 

Aurélia Pétronilla paraît avoir appartenu à la race impériale des Flaviens et les plus antiques traditions nous la présentent comme la fille spirituelle du Prince des Apôtres, des mains duquel elle avait reçu le saint baptême.
De très anciens documents nous apprennent qu'ayant été demandée en mariage par un patricien de Rome du nom de Flaccus, elle réclama trois jours pour réfléchir à la proposition. Son refuge fut auprès du Seigneur auquel elle s'était vouée; Flaccus, s'étant présenté le troisième jour, trouva le palais dans le deuil, avec tout l'appareil des solennelles funérailles que l'on préparait pour la jeune vierge qui s'était envolée comme la colombe aux approches de l'oiseleur.

Au VIII° siècle, le pape saint Paul Ier retira des Catacombes le corps de sainte Pétronille, qui reposait au Cimetière de Domitilla, sur la voie Ardéatine. On le trouva renfermé dans un sarcophage de marbre, dont le couvercle était orné de dauphins aux quatre angles. Paul le déposa dans une petite église qu'il éleva près du flanc méridional de la basilique vaticane.

La France a professé longtemps une tendre vénération pour sainte Pétronille. 
Lorsque, en effet, Pépin le Bref vint au secours des pontifes romains menacés dans leur indépendance par les Lombards, et qu'il créa pour eux l'embryon des futurs états pontificaux, le Pape, en reconnaissance, attribua à la &quot;Fille aînée de l'Eglise&quot; le patronnage particulier de la fille spirituelle de Saint Pierre.
L'église de Sainte Pétronille au Vatican devint donc  la Chapelle des rois de France. 
Louis XI la fit restaurer et la dota richement, et son fils Charles VIII lui donna de nouvelles marques de sa munificence. 
C'est pour cette chapelle que fut originellement sculptée la célèbre Piéta de Michel-Ange.
Cette église, où l'on remarquait également de nombreuses sépultures françaises, fut détruite au XVIe siècle par suite des dispositions que nécessitait la construction de la nouvelle basilique de Saint-Pierre, et le corps de sainte Pétronille fut alors transféré sous l'un des autels de la partie occidentale de ce temple auguste. Il ne convenait pas que la dépouille mortelle de l'illustre vierge fût éloignée de la Confession du Prince des Apôtres qui l'avait initiée à la foi, et préparée pour les noces éternelles.

Souvenez-vous donc de la France, qui longtemps vous voua un culte fervent, ô Fille auguste du Prince des Apôtres! 

</description><content:encoded><![CDATA[<br />
Les pas de ceux qui voudront bien suivre les miens en lisant ces quelques lignes aujourd'hui, se porteront vers la basilique St Pierre au Vatican pour s'arrêter devant l'autel de Sainte Pétronille reproduit ci dessous...<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/t/et-in-arkadia-ego/20070531-1601616460465ed5efab825.jpg" width="700" height="613" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
Si l'actuelle Eglise "conciliaire" n'accorde qu'un souvenir condescendant à cette illustre vierge, nous ne laisserons cependant pas de lui rendre nos hommages, en raison des liens privilégiés de son culte avec notre France... <br />
<br />
Aurélia Pétronilla paraît avoir appartenu à la race impériale des Flaviens et les plus antiques traditions nous la présentent comme la fille spirituelle du Prince des Apôtres, des mains duquel elle avait reçu le saint baptême.<br />
De très anciens documents nous apprennent qu'ayant été demandée en mariage par un patricien de Rome du nom de Flaccus, elle réclama trois jours pour réfléchir à la proposition. Son refuge fut auprès du Seigneur auquel elle s'était vouée; Flaccus, s'étant présenté le troisième jour, trouva le palais dans le deuil, avec tout l'appareil des solennelles funérailles que l'on préparait pour la jeune vierge qui s'était envolée comme la colombe aux approches de l'oiseleur.<br />
<br />
Au VIII° siècle, le pape saint Paul Ier retira des Catacombes le corps de sainte Pétronille, qui reposait au Cimetière de Domitilla, sur la voie Ardéatine. On le trouva renfermé dans un sarcophage de marbre, dont le couvercle était orné de dauphins aux quatre angles. Paul le déposa dans une petite église qu'il éleva près du flanc méridional de la basilique vaticane.<br />
<br />
La France a professé longtemps une tendre vénération pour sainte Pétronille. <br />
Lorsque, en effet, Pépin le Bref vint au secours des pontifes romains menacés dans leur indépendance par les Lombards, et qu'il créa pour eux l'embryon des futurs états pontificaux, le Pape, en reconnaissance, attribua à la "Fille aînée de l'Eglise" le patronnage particulier de la fille spirituelle de Saint Pierre.<br />
L'église de Sainte Pétronille au Vatican devint donc  la Chapelle des rois de France. <br />
Louis XI la fit restaurer et la dota richement, et son fils Charles VIII lui donna de nouvelles marques de sa munificence. <br />
C'est pour cette chapelle que fut originellement sculptée la célèbre Piéta de Michel-Ange.<br />
Cette église, où l'on remarquait également de nombreuses sépultures françaises, fut détruite au XVIe siècle par suite des dispositions que nécessitait la construction de la nouvelle basilique de Saint-Pierre, et le corps de sainte Pétronille fut alors transféré sous l'un des autels de la partie occidentale de ce temple auguste. Il ne convenait pas que la dépouille mortelle de l'illustre vierge fût éloignée de la Confession du Prince des Apôtres qui l'avait initiée à la foi, et préparée pour les noces éternelles.<br />
<br />
Souvenez-vous donc de la France, qui longtemps vous voua un culte fervent, ô Fille auguste du Prince des Apôtres! <br />
<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070531162229/pelerinage-romain-sainte-petronille/</link><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-05-31T16:22:29+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070530081432/30-mai-1431/"><title>[Et-in-Arkadia-ego] 30 mai 1431.</title><description>


O Sainte Jehanne, sauvez encore la France!

</description><content:encoded><![CDATA[<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/t/et-in-arkadia-ego/20070530-219735837465d15fe51a8a.jpg" width="520" height="700" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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O Sainte Jehanne, sauvez encore la France!<br />
<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070530081432/30-mai-1431/</link><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-05-30T08:14:32+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070410085815/en-la-foret-de-longue-attente/"><title>[Et-in-Arkadia-ego] En la forêt de longue attente...</title><description>
 Poème de Charles d' Orléans (1394-1465) dédié à  celui que mon coeur aime.
 

En la forêt de Longue Attente
Chevauchant par divers sentiers
M'en vais, cette année présente,
Au voyage de Desiriers.
Devant sont allés mes fourriers
Pour appareiller mon logis
En la cité de Destinée ;
Et pour mon coeur et moi ont pris
L'hôtellerie de Pensée.

Je mène des chevaux quarante
Et autant pour mes officiers,
Voire, par Dieu, plus de soixante,
Sans les bagages et sommiers.
Loger nous faudra par quartiers,
Si les hôtels sont trop petits ;
Toutefois, pour une vêprée,
En gré prendrai, soit mieux ou pis,
L'hôtellerie de Pensée.

Je despens chaque jour ma rente
En maints travaux aventuriers,
Dont est Fortune mal contente
Qui soutient contre moi Dangiers ;
Mais Espoirs, s'ils sont droicturiers,
Et tiennent ce qu'ils m'ont promis,
Je pense faire telle armée
Qu'aurai, malgré mes ennemis,
L'hôtellerie de Pensée.

ENVOI

Prince, vrai Dieu de paradis,
Votre grâce me soit donnée,
Telle que trouve, à mon devis,
L'hôtellerie de Pensée.

(in &quot;Ballades&quot;)

</description><content:encoded><![CDATA[<br />
 Poème de Charles d' Orléans (1394-1465) dédié à  celui que mon coeur aime.<br />
 <br />
<br />
En la forêt de Longue Attente<br />
Chevauchant par divers sentiers<br />
M'en vais, cette année présente,<br />
Au voyage de Desiriers.<br />
Devant sont allés mes fourriers<br />
Pour appareiller mon logis<br />
En la cité de Destinée ;<br />
Et pour mon coeur et moi ont pris<br />
L'hôtellerie de Pensée.<br />
<br />
Je mène des chevaux quarante<br />
Et autant pour mes officiers,<br />
Voire, par Dieu, plus de soixante,<br />
Sans les bagages et sommiers.<br />
Loger nous faudra par quartiers,<br />
Si les hôtels sont trop petits ;<br />
Toutefois, pour une vêprée,<br />
En gré prendrai, soit mieux ou pis,<br />
L'hôtellerie de Pensée.<br />
<br />
Je despens chaque jour ma rente<br />
En maints travaux aventuriers,<br />
Dont est Fortune mal contente<br />
Qui soutient contre moi Dangiers ;<br />
Mais Espoirs, s'ils sont droicturiers,<br />
Et tiennent ce qu'ils m'ont promis,<br />
Je pense faire telle armée<br />
Qu'aurai, malgré mes ennemis,<br />
L'hôtellerie de Pensée.<br />
<br />
ENVOI<br />
<br />
Prince, vrai Dieu de paradis,<br />
Votre grâce me soit donnée,<br />
Telle que trouve, à mon devis,<br />
L'hôtellerie de Pensée.<br />
<br />
(in "Ballades")<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070410085815/en-la-foret-de-longue-attente/</link><dc:creator>Et-in-Arkadia-ego</dc:creator><dc:date>2007-04-10T08:58:15+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.et-in-arkadia-ego.gayattitude.com/20070319084516/quand-on-parle-d-egalite/"><title>[Et-in-Arkadia-ego] Quand on parle d'égalité...</title><description>
&quot; L'égalitarisme athée est malsain parce qu'il n'a pas d'autre ressource que de rogner jusqu'au néant les différences humaines.
Mais l'égalitarisme chrétien est sain parce qu'il est fondé sur le dépassement et non sur l'extinction de ces différences : il les prolonge jusqu'à leur origine et leur fin communes, qui est l'amour éternel.
Et c'est ainsi que s'accomplit, dans l'unité de cet amour, la synthèse de l'égalité et de l'inégalité.&quot;

- Gustave Thibon (1903-2001), in &quot;Diagnostics&quot;, 1942.

</description><content:encoded><![CDATA[<br />
" L'égalitarisme athée est malsain parce qu'il n'a pas d'autre ressource que de rogner jusqu'au néant les différences humaines.<br />
Mais l'égalitarisme chrétien est sain parce qu'il est fondé sur le dépassement et non sur l'extinction de ces différences : il les prolonge jusqu'à leur origine et leur fin communes, qui est l'amour éternel.<br />
Et c'est ainsi que s'accomplit, dans l'unité de cet amour, la synthèse de l'égalité et de l'inégalité."<br />
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- Gustave Thibon (1903-2001), in "Diagnostics", 1942.<br />
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